Voici enfin une vraie information sur ce blog, qui ne servirait à rien sinon !

En ce moment, je lis le livre de Stiglitz, "la grande désillusion". Au passage il faut noter que la traduction littérale aurait plutôt donné : "la globalisation et ses mécontants" mais c'est vrai que comme ça on y comprend rien ! En fait on parle de ceux qui sont mécontents des effets de la mondialisation... finalement je crois que j'aurais mieux fait de me taire avec ma traduction idiote. Peut être qu'ils auraient dû mettre un sous-tire parlant désignant le sujet de la désillusion : les grandes institutions internationales sensées réguler les acoups économiques et sociaux. Mais dès le départ Stiglits fait bien la distinction entre le FMI (le Fond Monétaire International) et la Banque Mondiale (BM), l'une s'occupe des dérèglements monétaires et de la solvabilité des pays, l'autre doit soutenir par des prêts des projets d'investissements pour le développement des nations. Sûrement parce qu'il a dirigé la BM, il critique surtout le FMI qu'il décrit comme une Administration dans le sens le plus mauvais du terme, car complètement fermée sur elle même. Il est vrai que les administrateurs, dans leur tour d'ivoire, n'ont aucun contact avec les populations a qui ils dictent la conduite, ils n'en connaissent qu'en chiffre les effets sur la population, ils ne connaissent pas leurs souffrances.

Par ailleurs, le FMI aurait déviée de sa mission originale de soutien aux pays ayant des problèmes de liquidité, vers une missionnaire de la doctrine libérale. En effet, toute attribution de prêt à taux préférentiel, est conditionnée par l'application de règles de libéralisation, notamment du secteur bancaire. Le problème c'est que ces pays sont trop faibles pour avoir une structure bancaire efficace ce qui facilite l'implantation de grandes banques internationale comme le CityGroup. De plus on les contraints à déréguler les secteurs de l'économie pour satisfaire a la fameuse hypothèse d'atomicité des agents de la théorie de la concurrence pure et parfaite, alors que dans le même temps, les entreprises occidentales multiplie les fusions pour renforcer leurs positions et détenir les capitaux de leur expansion.

Il donne de nombreux exemples de pays où la mise en place des PAS (Politiques d'Ajustement Structurel) on été un échec sanglant menant souvent à la rébellion des habitants. le pire est que les dirigeants eux-mêmes sont tellement pauvres qu'ils n'ont aucun moyen de refuser l'aide internationale, surtout que même les dons ou prêts privés ne se font que à condition que le FMI donne sa garantie. Il n'y a donc aucune échappatoire. Par ailleurs le FMI exige un équilibre du budget, règle somme toute normale pour n'importe quel pays ou particulier mais cela conduit ces pays à ne pas pouvoir dépenser l'argent qui leur ait prêté, il doit rester dans les réserves, mais cela n'a aucun sens quand on sait les besoins de l'économie, sans investissements ils n'ont aucune chance de se sortir de leur marasme économique !

Quand on lit ce livre et qu'on sait que la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, on se dit qu'on ne se rend pas compte a quel point on est privilégiés d'être nés en occident.

Je vous ferais part de la suite de ma lecture. A plus !! Et n'oubliez pas que j'attends vos commentaires (et corrections) avec impatiente.